À la fin de l’été beaucoup de personnes s’étonnent : « Mais je n’avais plus d’éternuements… et voilà que ça recommence ! » Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce retour des allergies, et non, ce n’est pas votre imagination.
Le coupable le plus classique en France à cette période, c’est l’ambroisie (ou ragweed), une plante dont le pollen pointe en force fin août et septembre. Son pollen est léger, allergisant et très dispersé par le vent : un seul passage dehors peut suffire à ranimer une rhinite allergique.
Les moisissures entrent aussi en scène : chaleur puis humidité, végétation qui meurt ou feuilles qui s’accumulent favorisent les spores. Ces spores se retrouvent aussi bien dehors qu’à l’intérieur (sous‑sols, climatiseurs), et sont des déclencheurs fréquents d’allergies respiratoires.
Autres paramètres : la pollution et les particules fines exacerbent la réponse allergique, et la fin des vacances pousse à fermer les fenêtres et rallumer les systèmes de ventilation, augmentant l’exposition aux allergènes intérieurs (acariens, poils d’animaux, moisissures).
Pourquoi les symptômes réapparaissent alors ?
Il y a un effet de « priming » : après des expositions répétées, les muqueuses respiratoires deviennent plus sensibles — une petite dose suffit ensuite pour déclencher éternuements, nez qui coule, yeux qui piquent. De plus, certains allergènes se ressemblent : la réactivité croisée (entre pollens et aliments, par ex.) peut réveiller une allergie qui semblait endormie.
Enfin, le calendrier des plantes change avec le climat. Les saisons de pollinisation sont devenues plus longues et imprévisibles, ce qui prolonge la période à risque pour les personnes sensibles. Pour suivre les niveaux de pollen et savoir quand se protéger, consultez le site du RNSA (pollens.fr) ou les fiches de Santé publique France.
Que faire pour limiter le retour des allergies ?
Prévention simple : surveillez les prévisions de pollen, évitez les activités extérieures les jours de pics, rentrez vos vêtements et faites une douche en rentrant pour enlever le pollen. Fermez les fenêtres les matinées et soirées venteuses (pics de pollen).
Pensez à réduire l’exposition intérieure : filtre HEPA, nettoyage des filtres de climatisation, limiter l’humidité et les zones à risque de moisissures. Continuez vos antihistaminiques si vous êtes déjà traité, et parlez à votre médecin avant d’arrêter un traitement : l’arrêt en pleine période d’exposition peut favoriser un rebond symptomatique.
Pour une solution à long terme, l’immunothérapie spécifique (désensibilisation) est efficace chez beaucoup de patients et peut diminuer la sévérité des symptômes sur les saisons suivantes. Consultez un allergologue si vos symptômes sont sévères, fréquents ou gênent le sommeil.
Si vous avez des difficultés à respirer, une respiration sifflante importante, ou des signes d’anaphylaxie, consultez d’urgence.
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.