Après les fêtes, beaucoup de gens ressentent un vide ou un certain mal‑être. Ce n’est ni un mystère spirituel ni une punition cosmique : c’est souvent la somme de plusieurs facteurs psychologiques, sociaux et physiologiques qui se rajoutent.
D’abord, les fêtes sont un pic d’activation sociale et émotionnelle : repas partagés, retrouvailles, cadeaux, rires, parfois trop de sucre et de sommeil en décalé. Quand tout ça s’arrête, il y a une chute d’adrénaline et de dopamine — ce qui donne l’impression que l’énergie et la joie se sont évaporées.
Ensuite, le contraste joue un rôle majeur. Passer d’un rythme festif et rempli d’objectifs (préparer, acheter, recevoir) à une routine plus calme crée un effet de manque. Les attentes souvent irréalistes autour des fêtes peuvent aussi conduire à une déception : si la réalité n’a pas été à la hauteur, le retour est plus rude.
Enfin, d’autres causes s’ajoutent : la fatigue, le stress financier après les dépenses, la solitude ressentie quand tout le monde semble s’être reconnecté, ou même le rappel d’un deuil ou d’une absence. Chez certaines personnes, des facteurs saisonniers (jours plus courts) peuvent aggraver le « blues » — on parle alors de trouble affectif saisonnier.
Les mécanismes en jeu (en bref)
Sur le plan biologique, les variations d’hormones et de neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, oxytocine) expliquent partiellement la sensation de “manque”. Sur le plan psychologique, on retrouve :
Le contraste émotionnel : fort contraste entre période intense et retour à la routine.
Les attentes déçues : idéalisation des fêtes qui augmente la frustration.
Le stress post‑événement : fatigue, contraintes financières, et gestion du quotidien.
Pour en savoir plus sur l’impact saisonnier et les symptômes associés, des sources fiables comme la Mayo Clinic expliquent bien le phénomène du trouble affectif saisonnier.
Que faire concrètement pour ne pas se laisser submerger ?
Il n’y a pas de baguette magique, mais plusieurs stratégies simples et efficaces peuvent aider : instaurer vite une routine (sommeil régulier, repas équilibrés), se reconnecter progressivement aux activités qui donnent du sens, limiter les comparaisons sur les réseaux sociaux, et prévoir dès maintenant de petits rendez‑vous sociaux pour répartir le plaisir dans le temps.
Si la raison est financière, établir un plan réaliste pour rembourser ou étaler les dépenses réduit l’angoisse. Si la solitude pèse, solliciter un proche ou rejoindre un groupe ponctuel (bénévolat, ateliers) aide à recréer du lien. Enfin, si le sentiment de vide dure plusieurs semaines, s’intensifie ou s’accompagne d’une grande tristesse, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé — le soutien psychologique est utile et courant.
Pour un complément d’information et des conseils médicaux, le site du NHS propose des ressources pratiques sur le moral après les fêtes et la dépression saisonnière.
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.