Janvier peut peser sur le moral pour plusieurs raisons simples — et parfois ridiculement humaines. Après les fêtes, beaucoup attendent du mois nouveau un élan, des résolutions, une énergie renouvelée… et se heurtent à la réalité : retour au travail, factures, journées courtes et météo maussade. Ce contraste entre attentes et quotidien favorise une déception qui s’installe doucement.
Sur le plan biologique, le manque de lumière joue un rôle majeur. Moins d’exposition au soleil perturbe les rythmes circadiens, augmente la production de mélatonine et peut réduire la sérotonine — neurotransmetteur lié à l’humeur. Chez certaines personnes cela déclenche un trouble affectif saisonnier (TAS), qui n’est pas juste « un coup de blues ». Pour une explication claire : NHS — Seasonal Affective Disorder.
Il y a aussi des facteurs sociaux et économiques : budget serré après les dépenses de fin d’année, isolement si les retrouvailles n’ont pas eu lieu, pression sociale liée aux projets à accomplir. Tout cela alimente le stress, l’épuisement et le sentiment d’être « à la traîne ».
Enfin, le sommeil perturbé, la baisse d’activité physique, une alimentation moins équilibrée ou une consommation d’alcool plus fréquente peuvent transformer un malaise temporaire en une fatigue persistante. Ces facteurs s’additionnent et font de janvier un mois à risque pour le bien-être mental.
Comment ça se manifeste concrètement ?
Les signes sont variés : fatigue inhabituelle, perte d’intérêt pour des activités habituellement plaisantes, irritabilité, baisse de concentration, envie accrue de dormir ou, au contraire, insomnies. Chez les personnes touchées par le TAS, on observe souvent un appétit plus important pour les aliments riches en glucides et une prise de poids.
Si ces symptômes durent plusieurs semaines, s’aggravent ou impactent le travail et les relations, il est important de consulter un professionnel. Pour des données et conseils scientifiques : Harvard Health — Seasonal Affective Disorder.
Que faire pour s’en sortir (ou au moins s’en alléger) ?
– Prioriser l’exposition à la lumière : sortir le matin, préférer une place près d’une fenêtre, ou envisager une lampe de luminothérapie si nécessaire.
– Rétablir des routines de sommeil régulières et garder une activité physique même modérée : la marche quotidienne aide énormément.
– Fixer des objectifs réalistes : mieux vaut quelques petites victoires que des résolutions trop ambitieuses qui tournent vite en frustration.
– Entretenir les liens sociaux : appeler un ami, planifier une sortie, ou rejoindre une activité locale pour diminuer l’isolement.
– Vérifier l’état de santé (dosage en vitamine D, bilan médical) et limiter alcool et aliments trop gras.
– Et surtout : consulter si l’humeur reste basse malgré ces mesures. Il existe des traitements efficaces (psychothérapie, luminothérapie, parfois médication) qui aident à retrouver l’équilibre.
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.