Vous avez une rhinite chronique : et si le coupable était une allergie aux acariens ?

Si vous souffrez d’une rhinite chronique (écoulement nasal, nez bouché, éternuements répétés), il ne faut pas écarter l’hypothèse des acariens. Ces minuscules bestioles aiment nos oreillers et tapis, et chez certaines personnes elles déclenchent une inflammation persistante des voies nasales. Bref : pas forcément glamour, mais bien réel.

Les symptômes typiques sont un écoulement clair, des éternuements matinaux au réveil, un nez qui coule ou se bouche, parfois une conjonctivite associée ou une sensation d’odeur diminuée. Si ces signes reviennent toute l’année (et pas seulement au printemps), les acariens sont des suspects plausibles.

Sur le plan physiologique, il s’agit souvent d’une réaction de type IgE : le système immunitaire reconnaît des protéines d’acariens comme des intrus et déclenche une réponse allergique. Cette inflammation chronique peut aussi aggraver l’asthme chez les sujets sensibles.

Rassurez-vous : il existe des moyens de le vérifier et de réduire l’impact au quotidien. Et oui, on peut vivre avec des acariens sans être condamné aux mouchoirs à vie.

Comment confirmer l’allergie aux acariens ?

La diagnostic se fait chez un allergologue. Les examens usuels sont le test cutané (prick) et la prise de sang pour doser les IgE spécifiques. Parfois on complète par une examen nasal (cytologie) ou un bilan d’asthme si nécessaire.

Pour en savoir plus sur les tests et la conduite à tenir, voyez ces fiches fiables : NHS – dust mite allergy et la description clinique détaillée de la Mayo Clinic.

Différencier des autres causes

La rhinite chronique peut aussi venir d’un nez anatomiquement étroit, d’une rhinite non allergique (médicamenteuse, professionnelle, hormonale) ou d’un reflux. D’où l’intérêt d’un bilan complet pour ne pas traiter à côté.

Que faire si l’allergie aux acariens est confirmée ?

Le traitement repose sur trois axes complémentaires :

1. Mesures d’éviction — réduire la présence d’acariens : housses anti-acariens pour matelas et oreillers, lavage de la literie à 60 °C ou plus, maintien d’une humidité intérieure inférieure à 50 %, suppression des moquettes et peluches qui retiennent la poussière, aspiration régulière avec filtre HEPA. Ces gestes ne sont pas magiques mais diminuent l’expositions et les symptômes.

2. Traitement médicamenteux — pour soulager rapidement : les corticoïdes nasaux (topiques) sont le traitement de fond le plus efficace pour la rhinite allergique ; les antihistaminiques oraux ou nasaux agissent sur les éternuements et l’écoulement ; parfois des décongestionnants ou des anti-leucotriènes selon le tableau clinique. Un médecin adaptera la stratégie.

3. Désensibilisation (immunothérapie allergénique) — la seule option qui cible la cause : administrée par voie sublinguale ou sous-cutanée, elle peut réduire durablement la sensibilité aux acariens après généralement 3 années de traitement. C’est une option à discuter avec un allergologue si les symptômes sont persistants malgré les mesures et les médicaments.

Quand consulter en urgence ?

Consultez rapidement si la rhinite s’accompagne d’une gêne respiratoire, d’une aggravation de l’asthme, d’une fièvre inexpliquée, ou si les traitements habituels n’apportent aucune amélioration. Un spécialiste pourra ajuster le traitement ou rechercher une autre cause.

En résumé : si votre nez fait la grève en permanence, les acariens sont un coupable fréquent — facile à tester, souvent contrôlable par des mesures environnementales et médicamenteuses, et parfois traitable durablement par désensibilisation. Un rendez-vous chez l’allergologue vous donnera la feuille de route adaptée.

Christophe Duhamel

Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton  et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.

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