Le surmenage physique se manifeste souvent de façon progressive : on pense « ça va passer »… et ça ne passe pas. Reconnaître les signes tôt permet d’éviter la blessure, la baisse de motivation ou l’épuisement complet.
Signes fréquents : une fatigue persistante malgré le repos, une diminution de performance (vous soulevez moins, courez moins vite ou récupérez plus lentement), des douleurs musculaires et articulaires qui traînent, et une vulnérabilité accrue aux infections (rhumes à répétition).
Autres indices moins visibles mais tout aussi importants : troubles du sommeil, perte ou augmentation d’appétit, sautes d’humeur, irritabilité, et baisse de la libido. Les femmes peuvent aussi observer des irrégularités menstruelles.
Au niveau cardiaque, un rythme cardiaque au repos anormalement élevé ou des palpitations au réveil sont des signaux d’alerte. Attention : une simple courbature n’est pas toujours synonyme de surmenage, mais une douleur qui s’aggrave ou persiste l’est.
Psychologiquement, le surmenage s’accompagne souvent d’un manque de motivation, d’un sentiment d’effort disproportionné pour des séances qui étaient auparavant faciles, et d’une réduction de la concentration ou de la coordination.
Comment différencier fatigue normale et surmenage ?
La clé, c’est la durée et l’impact : si la fatigue disparaît après 48–72 heures de repos ou une semaine de récupération, il s’agissait probablement d’une charge normale. Si elle persiste, empire, ou s’accompagne de plusieurs des symptômes ci-dessus, on parle plutôt de surentraînement ou de surmenage physique.
Que faire quand on repère ces signes ?
– Réduire immédiatement l’intensité et la fréquence des entraînements et privilégier le repos actif (marche, mobilité).
– Prioriser le sommeil, l’hydratation et un apport calorique adapté (protéines, glucides et micronutriments pour la récupération).
– Surveiller le rythme cardiaque au repos et la variabilité de la fréquence cardiaque (HRV) si possible : une hausse du RHR ou une baisse de la HRV peuvent indiquer un déséquilibre.
– Consigner l’entraînement, la qualité du sommeil et la fatigue perçue pour repérer un schéma.
Si les symptômes persistent malgré le repos, ou s’ils s’accompagnent de douleur aiguë, fièvre, perte de poids inexpliquée ou troubles menstruels importants, consultez un professionnel de santé (médecin du sport, médecin traitant).
Pour approfondir, voici deux ressources fiables : revue sur le surentraînement (PubMed Central) et une synthèse pratique de la Mayo Clinic.
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.