Février : on pensait tenir les bonnes résolutions de janvier, et pourtant la motivation s’effrite. Ce n’est pas de la faiblesse personnelle, mais un cocktail bien connu : moins de lumière, des attentes trop élevées, et un moral mis à l’épreuve par l’enchaînement des semaines grises. Bref, le fameux “blues de février” a ses raisons biologiques et psychologiques.
Sur le plan physiologique, la réduction d’ensoleillement influence l’horloge biologique et la production de mélatonine et de sérotonine, hormones liées au sommeil et à l’humeur. Chez certaines personnes cela frôle le trouble affectif saisonnier ; pour en savoir plus sur ces effets et leurs solutions, voir la fiche de la Mayo Clinic : Mayo Clinic.
Psychologiquement, janvier crée souvent un pic d’enthousiasme—on prend des engagements ambitieux puis l’usure du rythme, la procrastination et la fatigue décisionnelle finissent par gagner. Sans feedback rapide (pas de récompense immédiate), la dopamine chute et l’effort paraît moins séduisant.
Mécanismes qui expliquent la perte d’élan en février
En résumé, trois grands facteurs se combinent : un facteur environnemental (moins de lumière, météo), un facteur cognitif (habituation, baisse de dopamine, décisions répétées) et un facteur social/émotionnel (stress post-fêtes, finances, isolement). Ces éléments réduisent l’énergie disponible pour maintenir des routines exigeantes.
Que faire pour retrouver de la motivation ?
Commencez par des actions simples et concrètes : augmentez l’exposition à la lumière le matin (balade, lampe à luminothérapie si nécessaire), normalisez les heures de sommeil, et fractionnez les objectifs en petites étapes atteignables. La sensation de progrès, même minime, réactive la motivation.
Autres leviers efficaces : limiter les décisions inutiles (plans hebdomadaires, routines), bouger chaque jour (15–30 minutes d’exercice), demander du soutien social (partager ses objectifs) et célébrer les petites victoires. Si la baisse d’humeur persiste ou s’aggrave, n’hésitez pas à consulter un professionnel ; des traitements comme la luminothérapie ou la thérapie peuvent aider (voir aussi Harvard Health).
En clair : perdre un peu de motivation en février est normal. Adaptez vos objectifs, priorisez le sommeil et la lumière, et transformez les grandes ambitions en séries de micro-actions. Avec ces ajustements, vous augmentez vos chances de retrouver énergie et concentration—et de ne pas jeter vos résolutions par la fenêtre au premier coup de pluie.
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.