Après une soirée arrosée ou un dîner copieux, le cerveau peut faire sa crise : digestion lente, effet résiduel de l’alcool, ou simplement l’hyperstimulation sociale. Pas de panique — on peut retomber dans le sommeil sans recourir à la position fœtale permanente.
Commencez par accepter que le corps a besoin de temps pour digérer. Évitez les solutions instantanées façon “une autre coupe et ça ira” : l’alcool aide à s’endormir mais fragmente le sommeil plus tard dans la nuit. Même chose pour la caféine consommée en fin de soirée (oui, le café glacé du dessert compte).
Hydratez-vous doucement : un grand verre d’eau avant de vous coucher aide à la récupération, mais sans excès qui vous enverrait en mission toilette toutes les heures. Un petit en-cas riche en protéines et en glucides lents (yaourt, banane + une poignée d’oléagineux) peut apaiser une faim nocturne sans relancer la digestion comme un buffet à volonté.
Favorisez une ambiance calme : baissez la lumière, évitez les écrans lumineux et les conversations animées. Des lumières tamisées signalent au cerveau qu’il est temps de basculer en mode repos.
Si l’anxiété vous tient éveillé (repassage mental de la soirée, “ai-je dit trop?”), testez une respiration lente 4-6-8, ou 5 minutes de relaxation progressive des muscles. Parfois l’esprit a juste besoin d’être occupé par une tâche monotone pour lâcher prise.
Actions concrètes pour retrouver le sommeil
Dans l’heure qui suit : mettez-vous en position confortable, évitez les boissons sucrées ou alcoolisées supplémentaires, et préférez une tisane légère. Si vous êtes écœuré, un peu d’air frais et un lavage de visage peuvent aider.
Techniques de relaxation et micro-sommeils
Essayez la cohérence cardiaque (respiration guidée), la méditation de pleine conscience ou l’écoute d’un audio de relaxation. Si le sommeil ne vient pas au bout de 20–30 minutes, sortez de la chambre 10–15 minutes : lire calmement une lumière douce ou faire une activité tranquille réduit l’anxiété liée à l’insomnie.
Réglages pratiques pour la chambre
Température fraîche (~18°C), obscurité maximale (rideaux occultants ou masque), et suppression du bruit ou diffusion d’un bruit blanc doux favorisent un sommeil récupérateur. Priorisez une literie confortable : parfois, le confort compte autant que la bonne hygiène de sommeil.
Prévention pour la prochaine soirée
Pour limiter les dégâts la prochaine fois : espacez alcool et dîner, alternez boissons alcoolisées et eau, évitez les repas très gras trop tard, et planifiez une sieste courte l’après-midi si vous savez que la soirée sera longue. Et si vous voulez creuser, des ressources fiables comme le NHS ou la Sleep Foundation donnent de bons guides pratiques.
Quand consulter
Si les réveils fréquents ou la somnolence diurne persistent plusieurs jours après une fête, consultez un professionnel : troubles du sommeil ou effets de l’alcool répétés peuvent nécessiter une prise en charge. Mieux vaut demander qu’attendre que la nuit se transforme en série Netflix forcée.
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.