Les mises à jour automatiques ne sont pas vos ennemies : elles corrigent des failles, optimisent les performances et évitent les mauvaises surprises. Mais mal paramétrées, elles peuvent interrompre une réunion, saturer une connexion ou créer des incompatibilités. Voici comment les configurer proprement, sans stress ni panique à 2h du matin.
Commencez par distinguer les types d’updates : sécurité (critiques), correctifs de stabilité, mises à jour fonctionnelles (nouvelles fonctionnalités) et firmware/BIOS. Priorisez l’installation automatique pour les correctifs de sécurité, et préférez un contrôle plus fin pour les mises à jour majeures ou les firmwares.
Avant toute automatisation, assurez-vous d’avoir une sauvegarde récente et testée. C’est la ceinture + bretelles : si une mise à jour casse quelque chose, la restauration évitera les sueurs froides.
Planifiez les fenêtres d’installation : choisissez des horaires hors production (nuit, week-end) et limitez la bande passante dédiée aux mises à jour pour ne pas perturber les utilisateurs. Pour les environnements professionnels, définissez une maintenance window et un processus de validation.
Paramètres pratiques par plateforme
Sur un poste Windows, activez les mises à jour automatiques pour les correctifs de sécurité mais configurez le redémarrage : optez pour « heures actives » afin d’éviter les redémarrages inopinés. Pour un contrôle centralisé, utilisez Windows Update for Business ou WSUS.
macOS, iOS et Android
Sur macOS et iOS, activez « Installer les mises à jour système » et « Installer les mises à jour d’apps » dans les préférences système ou réglages. Sur Android, privilégiez les mises à jour automatiques des apps via le Play Store et suivez les mises à jour système selon les recommandations du fabricant.
Linux et serveurs
Pour les distributions Linux, activez les mises à jour de sécurité automatiques (unattended-upgrades sur Debian/Ubuntu). En production, faites des mises à jour en deux temps : pré-production (tests) puis déploiement progressif. Utilisez des outils de gestion de correctifs (Ansible, Puppet, Spacewalk) pour orchestrer.
Bonnes pratiques transversales
Ne désactivez jamais totalement les mises à jour à moins d’avoir une politique de correctifs alternative. Mettez en place un déploiement progressif (canary) : quelques machines reçoivent la mise à jour en premier, on vérifie, puis on étend. Documentez les versions, conservez des points de restauration et automatisez les sauvegardes avant chaque série de patchs.
Enfin, surveillez les alertes de sécurité et consultez des sources fiables pour adapter vos règles : l’ANSSI fournit des recommandations utiles, et les pages officielles des éditeurs détaillent les options de configuration.
Pour aller plus loin : guide ANSSI et support éditeur Windows.
ANSSI — Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information
Support Microsoft — Windows Update
Diplômé en informatique et en marketing, Christophe Duhamel est co-fondateur de Marmiton et passionné de cuisine et de nutrition. Entrepreneur et manager expérimenté, il répond à de nombreuses questions pratiques, techniques, culinaires et sur bien d’autres sujets.